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Les automobilistes qui empruntent la route départementale qui mène de Nogent-le-Roi à Maintenon ont pu constater que les travaux de la déviation de l’agglomération de Nogent-le-Roi avaient repris, à la sortie du bourg de Lormaye.
L’entreprise CLEMENT de Faverolles a en effet effectué les travaux de déboisement et les services départementaux en charge du diagnostic archéologique ont également terminé leur campagne de sondages de part et d’autre de l’éperon de Lormaye.
Le diagnostic archéologique de la deuxième tranche de la déviation de Nogent-le-Roi fait suite à une prescription par les services de l’Etat . Il a été réalisé par une équipe du Service de l’archéologie du Conseil général, sous la direction de Gabriel Chamaux. Son objectif était  d’identifier des vestiges archéologiques de toutes périodes et de toutes natures pouvant être menacés par la construction du projet routier. Cette identification a pris  la forme d’ouverture de tranchées à la pelle mécanique équipée d’un large godet de curage (2 m de largeur, sans dents pour obtenir les surfaces les plus lisibles possibles) et terrassées par passes fines suivant les consignes directes d’un archéologue. En passant sur la route départementale qui relie Maintenon on aperçoit très nettement ces tranchées dont certaines se sont remplies d’eau à la suite des intempéries récentes.

Une démarche similaire avait été engagée lors de la première tranche de la déviation de Nogent-le-Roi et avait abouti à l’identification de plusieurs sites, dont deux ont fait l’objet de fouilles en 2011.  Une exposition au Château de Nogent-le-Roi présentera les résultats de ces fouilles, à partir de mi-septembre prochain.

 

FOUILLES 2

Vendredi dernier, Jean-Paul MALLET, Conseiller Général du canton de Nogent-le-Roi avait invité son collègue  Bertrand THIROUIN, Maire de Lormaye, à découvrir le résultat de ces diagnostics effectués par le service départemental d'Archéologie, en mairie de Nogent-le-Roi et à prendre connaissance de la suite des étapes de cet important chantier de travaux.

Pour le diagnostic archéologique dans la vallée de l’Eure , un "paléochenal" a été mis en évidence, entaillant les formations de graves alluviales. Il est comblé par une alternance de niveaux tourbeux et limoneux hydromorphes, caractérisée par les silex taillés, dont une pointe de flèche, des fragments de poterie et, chose exceptionnelle, par la présence de restes osseux (dont des bois de cerfs), de bois travaillés et de restes végétaux (noisettes, branches etc ..). Sur l’extrémité de la butte de Chandres, une importante occupation, attribuée à la deuxième moitié du Néolithique, a été mise au jour. Elle se matérialise par la découverte de trous de poteaux et tranchées structurés, formant des plans de bâtiments et, à mi-pente, par un large fossé.

La phase terrain de ce nouveau diagnostic est maintenant achevée. L'équipe du service de l’archéologie travaille désormais sur l’exploitation des données acquises, en vue de l’élaboration d’un rapport, qui sera transmis au Service régional de l’archéologie dans le courant du mois de mai prochain. Il conviendra ensuite d’assurer la réalisation de ces chantiers archéologiques, soit par le biais de le service archéologique du Conseil Général qui dispose d’un agrément de fouille, soit par l’appel à une structure extérieure, si son service est indisponible. 

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Les travaux routiers pourront être engagés sur les espaces non concernées par ces opérations archéologiques comme la construction des ouvrages d’art nécessaires à la traversée du ruisseau de Vacheresses ou de celle du Roulebois. Deux ouvrages sont prévus pour la traversée du ruisseau de Vacheresses et pour le Roulebois. Leur réalisation durera environ 5 à 6 mois. Le travail sur le coteau sera réalisé à la suite.
L’entreprise retenue a proposé une technique de réalisation de la voie routière qui limitera les déblais à environ 20 000 tonnes. Ces déblais seront évacués sur les parcelles agricoles voisines ce qui évitera la circulation des camions au-delà du site du lui-même.

« C’est un très bon choix, explique Jean-Paul MALLET, Conseiller Général du canton, aux côtés de Denis SAUTEREY Responsable du Service de la Maîtrise d’ouvrage au Conseil Général, car non seulement ce choix permet de faire une économie substantielle sur le montant du marché, mais, de plus, il n’impacte aucune commune du secteur avec la circulation des engins de chantier. Tout le monde peut donc être satisfait de cette décision de la commission d’appel d’offres du département.» 

Ces travaux devraient s’engager au début de l’été prochain.